Glossaire

Acétate de cellulose : matériau obtenu par modification chimique d’un polymère naturel – la cellulose – qui est l’une des substances organiques les plus répandues dans la nature. L’acétate de cellulose est la première matière plastique moulée par injection et fait partie des résines cellulosiques.

Agrafe : petite pièce longue et fine en acier inoxydable, parfois plaquée d’un métal précieux, fixée sur le capuchon et servant, outre à apporter une touche décorative au stylo-plume, à accrocher ce dernier à un carnet ou une poche de veste.

Attributs : toutes les parties du stylo-plume servant d’ornement (bagues, agrafe, filigrane). Généralement fabriqués en acier inoxydable, ils sont parfois plaqués d’un métal précieux (or, platine, etc.).

Bague : anneau décoratif, plus ou moins large, que l’on retrouve à plusieurs endroits du stylo-plume, aussi bien sur le corps que sur le capuchon.

Bague centrale : bague plus large que les autres bagues ornant le stylo-plume et située à la base du capuchon. Elle est souvent gravée du nom de la marque et parfois de la date de création de la société (Sailor, Montegrappa).

Bec (dents) : partie avant de la plume sur laquelle la pointe est soudée. Sur les plumes flexibles, les deux parties du bec s’écartent davantage pour laisser passer un flux d’encre plus important (ce sont des plumes idéales pour la calligraphie).

Cabochon : partie décorative se trouvant au sommet du capuchon et affichant généralement le logo de la marque (l’ancre de Sailor, le pélican de Pelikan) ou l’année de la création de la société (1912 chez Montegrappa).

Capuchon : partie haute du stylo-plume qui recouvre la plume et se fixe au niveau du corps en le vissant ou en l’encliquetant afin de fermer le stylo-plume.

Capuchon à encliqueter : capuchon que l’on tire pour ouvrir le stylo-plume ou que l’on pousse pour le fermer (un « clic » se fait entendre).

Capuchon à visser : capuchon doté d’un pas de vis qui permet d’ouvrir/fermer le stylo-plume en le dévissant/vissant.

Cartouche : cylindre de plastique contenant de l’encre et que l’on fixe en haut de la section. Il existe deux formats : le format court et le format long. Certains stylos-plume issus de marques qui fabriquent leurs propres encres ne tolèrent que les cartouches de ladite marque. Les fabricants d’encres (Diamine) fabriquent des cartouches dites « de format international standard » qui s’adaptent à tous les stylos-plumes dont les fabricants ne commercialisent pas d’encre. La première cartouche, qui fut créée à la fin du XIXème siècle, était en verre.

Celluloïd : polymère plastique réalisé à partir de nitrate de cellulose auquel on a ajouté du camphre. C’est la première matière plastique à avoir été inventée (au milieu du XIXème siècle).

Conduit d’alimentation : pièce discrète mais centrale du stylo-plume pour son bon fonctionnement. Fabriqué en ébonite ou en plastique, il se fixe dans la partie basse de la section et soutient la plume. Il permet un flot continu de l’encre du réservoir à la plume : au fur et à mesure que l’encre s’écoule par capillarité le long des rainures, le volume que celle-ci libère se remplit d’une quantité d’air identique qui pénètre par la plume et remonte jusqu’au réservoir par le conduit. L’équilibre entre la quantité d’air et la quantité d’encre ainsi maintenu permet une régularité du flux. L’Américain Lewis Edson Waterman en fut l’inventeur.

Converteur (ou convertisseur) : cylindre fait de plastique et de métal contenant un piston, que l’on remplit d’encre et qui se fixe à la partie haute de la section en le poussant tout doucement. Chez Montegrappa, le converteur se visse. Un converteur peut être rempli avec une encre de n’importe quelle marque. 

Corps de la plume : partie de la plume située entre le talon et les épaules, sur laquelle se trouvent les gravures (nom ou logo de la marque, épaisseur du trait, degré de pureté de l’or, etc.).

Corps du stylo-plume : partie la plus longue du stylo-plume qui abrite le réservoir (converteur, cartouche ou piston intégré).

Demonstrator : stylo-plume transparent, de couleur ou non, fabriqué en résine. Il permet au propriétaire du stylo-plume d’admirer le mécanisme interne et d’apprécier le niveau d’encre.

Ébonite : caoutchouc vulcanisé de couleur noir ou rouge auquel on ajoute au cours du processus 30% à 50% de souffre.

Épaules : les deux côtés les plus larges de la plume, entre le corps et le bec.

Fente : entaille ultrafine qui part de la pointe et va jusqu’à l’œil afin de faire circuler l’encre du conduit à la pointe.

Filigrane : ornement fait de fils de métal (souvent précieux) et entourant le stylo-plume, tout en laissant apparaître le corps et le capuchon.

Joint torique : joint en caoutchouc se trouvant sur le filetage de la section et prévenant toute fuite d’encre. 

Laque urushi : résine qui provient de la sève (toxique) du Vernis du Japon (un arbre qui ne pousse que dans les pays d’Asie de l’Est) et est utilisée depuis 2000 ans comme protection dès lors qu’elle a été appliquée sur les objets, qu’elle a séché et durci. Résistante à la corrosion, aux rayures et aux impacts, elle donne une brillance et un éclat incomparables aux stylos-plume et prolonge leur longévité.

Œil (ou jour ou trou du reniflard) : orifice en forme de rond, de cœur ou encore de goutte, situé à l’extrémité de la fente et qui participe à l’écoulement de l’encre (échange encre-air).

Palladium : métal précieux de la famille des platines.

Permuter : action de fixer le capuchon sur le sommet du corps du stylo-plume. Ceci non seulement permet une meilleure prise en main si le modèle est petit, mais joue également sur l’équilibre du stylo-plume.

Piston intégré : piston solidaire du corps du stylo-plume que l’on actionne en vissant/dévissant le sommet du corps. Certains pistons se poussent/tirent après qu’on a dévissé le sommet du corps (Custom 823 de Pilot).

Plume : partie noble du stylo-plume fabriquée en acier inoxydable – plaqué or/palladium ou non – ou en or (14, 18 ou 21 carats, parfois plaqué 24 carats). Ces dernières peuvent être recouvertes de rhodium ou de ruthénium. C’est vers la plume que l’encre va s’écouler afin de permettre l’écriture.

Plume capotée : plume en grande partie insérée dans la section. Seule une petite partie est visible (Phaeton d’Esterbrook, Parker 51 de Parker). Idéale pour la prise de notes rapide car elle sèche moins vite et permet de garder ses doigts propres.

Plume flexible (ou Soft) : plume très souple qui permet de jouer sur l’épaisseur du trait en fonction de la variation de la pression. Les deux côtés du bec s’écartent davantage que sur une plume standard pour permettre un flux d’encre plus important. C’est une plume que l’on peut utiliser en calligraphie. Elle est parfois découpée de part et d’autre du bec ce qui lui confère davantage de souplesse (chez Nakaya, on parle alors de « plume élastique »).

Plume italique (IT) : elle a la même particularité que la Stub, mais sa pointe aplatie et ses bouts angulaires apporteront moins de souplesse dans l’écriture. Elle est utilisée en calligraphie ; en revanche moins commode pour une écriture quotidienne car il est conseillé de ne pas écrire trop vite afin de ne pas déchirer le papier. La variante « cursive italique » verra les bords de sa pointe légèrement arrondis (pas autant que la Stub néanmoins) pour éviter cet écueil.

Plume Music (MS) : plume Stub avec deux fentes (sauf chez Sailor) dont les parties du bec s’écartent franchement pour permettre un flux d’encre plus important. La fluidité s’en voit accentuée et l’écriture plus humide. Sa grande souplesse en fait une plume idéale pour la calligraphie.

Plume oblique (O) : plume à pointe large inclinée à droite (oblique droite) ou à gauche (oblique gauche) conçue pour les personnes qui inclinent légèrement leur poignet quand elles tiennent leur stylo-plume ; l’oblique droite (appelée également LH – left-hander) est adaptée aux gauchers ; l’oblique-gauche va se décliner en OM (oblique medium), OB (oblique broad), OBB (extra-broad) et O3B (oblique extra extra-broad) ; plume rare aujourd’hui.

Plume rétractable : située sur les stylos-plume sans capuchon, elle sort du corps du stylo-plume et y rentre grâce à un bouton poussoir (Capless de Pilot) situé au sommet du corps ou une torsion de la moitié supérieure du corps (Dialog de Lamy).

Plume Stub : plume à la pointe plus large que haute qui vous permet de faire des traits verticaux épais et des traits horizontaux fins, plus communément appelés pleins et déliés. Comparativement à la plume Italique, ses bords sont arrondis offrant une écriture plus douce.

Plume Zoom (Z) : plume à pointe large qui permet de faire varier la largeur du trait selon l’angle d’inclinaison de la plume.

Pointe : extrémité de la plume sur laquelle on a soudé une minuscule quantité d’iridium (métal du groupe des platines) qui lui assurera sa longévité. Après avoir été soudée, cette petite pointe ronde sera ensuite aplatie pour être enfin meulée à la main jusqu’à sa forme définitive. Certains fabricants préfèrent utiliser un alliage composé d’osmium et d’iridium (osmiridium). D’autres marques utilisent un alliage de métaux précieux dont la composition reste confidentielle.

Résine : produit polymère naturel ou synthétique qui est une matière de base à la fabrication de matières plastiques (entre autres).

Rhodium : métal précieux de la famille des platines.

Section : partie du stylo-plume que l’on tient lorsque l’on écrit. Sa partie haute est reliée au corps par un filetage. La plume est fixée ou enchâssée à son autre extrémité.

Talon : partie arrière de la plume, insérée dans la section.

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